I do not try to make acoustic objects.
I do not try to produce musical illustrations.
Nor do I try to establish a system of aural correspondances.
I try to conceive sound through its contrary.

Its presence through its absence.
Thus my objects are silent.

To attempt to represent sound by an object or an image that is always a kind of failure. For sound is immaterial and the evocation of sound by sight will always exclude hearing.
My objectsare sensorial enigmas.
They are like notations which have no equivalents. The forms, materials and volumes are legible but their aural hypothesis is elusive.
Reading of the score is blocked because movement is stopped.
The forms are solidified.

However, rolls, cracks, beat accent, alternations, echoes and reverberations all emanate from these objects. What emerges is an imperceptible dimension capable of describing silence.
The sculptures extend their powers of evocation.
Mental images are generated.
A new sphere of perception appears.

Félix Pinquier, 2010


L’objet du silence ou l’inversion du problème

Je ne cherche pas à fabriquer des objets acoustiques.
Je ne cherche pas à produire des illustrations musicales.
Je ne cherche pas non plus à établir un système de correspondances sonores.
En fait, je ne cherche pas à associer d’une part des sons et d’autres part des objets.
Enfin, Je cherche à penser le son par son contraire.

Sa présence par son absence.
Aussi, mes objets sont silencieux.
Tenter de représenter le son par un objet ou une image silencieuse est toujours une sorte d’échec. Car le son est immatériel, et l’évocation du son par la vue exclura toujours l’ouïe. Autrement dit, un objet ou une image qui tente de représenter une sonorité devient involontairement la représentation de son absence. Les objets sont des énigmes sensorielles. Ils sont comme des notations qui n’ont pas d’équivalence.
Les formes, les matières et les volumes sont lisibles mais leur hypothèse sonore est insaisissable.
Il ne reste que les éléments concrets et organisés.

La lecture du paysage est bloquée parce que le mouvement est arrêté.
Les formes sont solidifiées.

Pourtant, roulements, craquements, battements, accents, alternances, échos et réverbérations émanent de cet ensemble.
La tension, l’instabilité, la mobilité des formes combinatoires et associatives m’intéressent.
Il émerge une dimension susceptible de décrire le silence.
Les objets étendent leur pouvoir d’évocation.
Les images mentales se font.
Une nouvelle sphère de perception apparaît.

Félix Pinquier,2010

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